Pendant ces premières semaines d'école recrue le SISA offre, comme d'habitude, son aide aux jeunes appelés aux armes qui entendent refuser le service militaire et se déclarer objecteurs de conscience. En effet il est important de s'opposer au militaire en faisant au moins semblant de croire dans une objection qui doit être de conscience, afin d'éviter des sanctions pour refus d'ordre. Après une semaine du début de l'école recrue cet année nous avons déjà eu deux cas qui ont demandé notre aide, car ils ne savait pas comment se mouvoir. Encore une fois nous voyons combien l'Etat et l'armée ne s'engagent pas à suffisamment pour informer sérieusement les jeunes de leurs droits. Un nombre important de recrues subissent des abus de pouvoir des officiers: on ne peut pas condamner à la prison ceux qui pour des raisons éthiques refusent de tirer, on ne peut pas refuser à une recrue une séance avec le service social de la caserne, tout simplement pour pouvoir continuer à la torturer psychologiquement. Les officiers qui ne savent que crier pour mettre en évidence leur "autorité", sans la moindre humanité, sont une dommage aussi pour l'armée même, qu'on prétend être près des gens! Non seulement les droits des conscrits doivent être expliquées avec plus de clarté à l'instant du recrutement et dans les journées informatives, mais même les droits des soldats en caserne doivent être respectés. Le SISA continuera à défendre le droit des jeunes à leur autodétermination et à défendre le choix progressiste de l'objection. Chaque année plusieurs recrues tessinoises, grâce au SISA, refusent de servir cet armée impérialiste, inutile sur le plan interne et illégitime, que est l'armée suisse.
Par SISA Romandie
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Une bonne participation des étudiants de SSP à la manif de mercredi oblige le doyen à prendre en compte les revendications des étudiants. Ils étaient environ 300 les étudiants devant le décanat pour demander de réintégrer les 67 étudiants exclus des examens parce qu'ils ont eu des problèmes d'inscription. Devant les étudiants ont prit la parole d'abord les représentants de la AESSP, qui ont appelé le doyen à réintégrer les étudiants non inscrits ainsi que à réviser le règlement d'examen. Pour chaque proposition la foule à crié son approbation, ainsi avec des méthodes de gestion d'une assemblée peu orthodoxes, les étudiants ont voté les proposition de l'AESSP. Toutes sauf une: la proposition de l'introduction d'une taxe pour les étudiants qui ne s'inscrivent pas en temps aux examens. Cette proposition qui à été accueillie avec des "booouh" et des "non" par les étudiants reste pas claire quant a sa formalisation face au doyen. Selon les activistes du SISA cette proposition non seulement n'est pas acceptable par son contenu mais aussi un signe de faiblesse face au doyen, nous espérons donc que celle-ci soit abrogée. En réalité le SISA souhaite que le règlement d'examen soit complètement révisé, afin qu'il n'existe plus ce système d'inscription qui cause autant de problèmes. Une solution comme celle qui est pratiquée à l'université de Fribourg serait sûrement meilleure, avec l'inscription aux examens qui se fait automatiquement avec l'inscription au cours. De plus avec ce système les étudiants savent la date de leurs examens déjà deux semaines après le début des cours...franchement c'est nettement mieux... Le doyen à prit la parole et affirmé qu'il prendra en compte nos revendications et qu'il s'engage à changer le règlement mauvais qui est actuellement en place, il nous reste d'espérer que le nouveau règlement soit meilleur...autrement sera la lutte!!!
Par SISA Romandie
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Du 12 au 14 avril le SISA à participé au festival international des luttes étudiantes organisé par la Fédération Syndicale des `Etudiantes de France. Une délégation de trois camarades ont participé a nombreuses débats avec des étudiants provenant du monde entier. Ce festival a permis à une dizaine de délégations étudiantes du Bénin (Fédération Nationale des Etudiants du Bénin), d’Espagne (Eraldatu Front des étudiants), du Québec (Association pour une Solidarité syndicale Etudiante), de Palestine (Union Générale des Etudiants de Palestine), de la F
édération Syndicale Mondiale, d’Italie (Union Nationale des Comités de Base), de Suisse (Syndicat des Etudiants et Apprentis, Conférence Universitaire des associations Etudiantes), de Belgique (Etudiants de Gauche Actifs), de Cuba et du Royaume-Uni (Réseau « l’éducation n’est pas à vendre ») de pouvoir présenter la situation étudiante de leur pays à des dizaines d’étudiants des différentes universités, de débattre et de constituer un réseau international. Pour la première fois depuis plusieurs dizaines d’années, des représentants d’associations étudiantes d’Afrique, d’Europe et d’Amérique ont pu intervenir ensemble en France et nouer de profonds liens d’amitié nécessaires au développement, à la défense et à l’amélioration des systèmes éducatifs mondiaux. Nous avons aussi souscrit un appel à la création d'une fédération internationale étudiante que vous pouvez lier ci-desous.
APPEL POUR LA CONSTITUTION D'UNE FEDERATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS ETUDIANTS
L'éducation universelle est une grande conquête de l'humanité. Sa mission fondamentale est la transmission des connaissances et des cultures aux nouvelles générations, dans le but de leur offrir les instruments nécessaires pour affronter la vie sociale et spécialement le travail, dans lequel plus encore que dans le reste de la société subsistent des rapports de classe. Même si dans l'actuel système capitaliste cette tâche est subordonnée aux intérêts du capital privé, une telle conquête doit être défendue contre toute forme d’élitisme ou de démantèlement.
Nous sommes donc convaincus que sont nécessaires:
1. Une éducation publique, démocratique, gratuite, laïque qui valorise les expériences, les histoires et les cultures des peuples.
Nous revendiquons une école et une université publique, gratuite, scientifique, laïque et populaire qui réponde au droit inaliénable d'une libre construction des savoirs.
2. Unification du mouvement estudiantin combattif et de lutte au niveau national et international.
Nous voulons lutter contre la marchandisation imposée par la mondialisation des savoirs et promouvoir un mouvement estudiantin international qui ait comme objectif le renversement des valeurs qui aujourd'hui caractérisent l'école et l'université. En Europe il est nécessaire de travailler en dehors et en alternative à l’ESIB et l’OBESSU, organisations qui sont partie intégrante de la cogestion qui vise au démantèlement social.
3. Les étudiants, souvent déjà travailleurs, sont de futurs travailleurs.
Nous nous battons pour que soit garanti aux étudiants le droit aux études sans devoir se soumettre aux logiques de travail précaire comme condition de maintient aux études. En même temps nous dénonçons la propagation de la logique libérale actuelle fondée sur le chômage et la précarité, laquelle nie de plus en plus aux jeunes le droit à un travail les études terminées.
4. Pour une méthode de lutte, de classe, anti-impérialiste, combattive.
Dans la tradition du mouvement progressiste international, nous nous reconnaissons dans une méthode qui ait le courage de mettre en cause l'actuelle société dans le sens de la transformation sociale.
Pour toutes ces raisons nous lançons un appel à jeter les bases de la construction d'une Fédération Internationale des Syndicats Etudiants. Les organisations signataires: Syndicat Indépendant des Etudiants et des Apprentis (SISA, Suisse) Front des Etudiants (ERALDATU, Espagne) France, Dijon, le 14 avril 2007
NB : La Fédération Syndicale Etudiante (FSE, France) à participé à la rédaction du texte, mais elle n'avait pas de mandat pour signer l'appel.
Par SISA Romandie
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