Syndicat indépendant des écoliers, des étudiants et des apprentis
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Presentation
Le SISA est le syndicat des écoliers, des étudiants et des apprentis fondé au Tessin (Suisse Italienne) en 2003 comme mouvement de
lutte de classe et de masse pour reconquérir une école vendue au capital. Des analyses materialiste et une méthode libertaire nous caractérisent. Avec plus de 200 membres en Tessin, le SISA
s'étend maintenant même dans la Suisse romande.
Sous l'impulsion de l'expérience du SISA (Syndicat Indépendant Écoliers, Étudiant et Apprentis) au Tessin, nous avons l’intention de trouver de jeunes qui soient disponibles pour nous aider dans un projet d'élargissement du syndicalisme, de lutte, de jeunes et de classe en Suisse. Nous croyons dans l'importance de faire vivre la lutte contre une société injuste, contre une société qui ne redistribue pas les richesses, qui refuse les individus faibles, différents, étrangers, pour toujours profiter au riches, à l'économie, à la "société". Nous nous inspirons du syndicalisme militant, c'est-à-dire un syndicalisme autogéré par les syndiqués, car nous n'avons pas confiance dans une structure verticale et bureaucratique qu'impose une ligne politique désormais éloigné de la base, des gens. Avec cette méthode, sans se perdre en idéalismes qui nous divisent, nous voulons maintenir vive la combativité que les jeunes ont toujours eu et qui donne l'espoir à la lutte. Une combativité pour nous faire rêver qu'un nouveau monde est encore possible. Nous ne voulons pas exporter le "modèle SISA" tel qu'il s'est créé au Tessin dans le reste du pays, nous nous mettons à disposition pour aider les jeunes des différentes régions de Suisse à s'organiser dans un mouvement propre à leurs exigences régionales, comme ils le désirent. Le but est de trouver, où il n'y pas encore, un interlocuteur valable, capable de participer à des projets nationaux, et de former un mouvement que puisse participer concrètement à des projets internationaux. Le SISA peut aider la formation de nouveaux collectifs, groupes, mouvements, syndicats avec son expérience, qu'il l'a vu utilisé en nombreuses mobilisations, activités culturelles et de consultation. Nous, comme SISA, travaillons dans plusieurs domaines, si notre point de départ a été l'éducation - de la garderie jusqu'à l'université - maintenant nous nous occupons aussi de politique migratoire, de parité entre les sexes, d'environnement, d'objection de conscience et de services publiques, car nous sommes convaincus que les jeunes peuvent s'occuper de politique, ou mieux: il est vivement recommandé que les jeunes s'occupent de politique. Aujourd'hui le SISA est reconnu a niveau cantonal, fédéral et international, nous avons des partenaires partout en Europe(Italie, France, Espagne, Portugal, République Tchèque, Norvège, Belgique) de plus nous sommes le seul syndicat suisse membre de la Fédération Syndicale Mondiale.
Si "être instruits est le seul moyen pour être libres" (Josè Martì), la liberté est le seul moyen pour vaincre l'injustice, toute. Ainsi nous combattons pour la liberté, fille de l'instruction.
Le gouvernement israélien a décidé de poursuivre l'invasion meurtrière du Sud-Liban grâce avant tout au plein soutien du gouvernement américain, mais aussi en raison de la complicité tacite de nombreux États de l'Union européenne, qui n'ont pas pu s'entendre sur l'exigence d'un cessez-le-feu immédiat et d'un retrait inconditionnel de l'agresseur israélien. Cette guerre criminelle déclenchée par le gouvernement d'Israël – Parti Kadima et Parti travailliste – contre le Liban et son peuple n'est que l'autre facette de la guerre que mènent depuis 40 ans divers gouvernements israéliens contre le peuple palestinien. Actuellement il s'occupe de la bande de Gaza, pour écraser toute résistance aux plans de colonisation et de domination de la région. Face à la tragédie qui frappe les peuples libanais et palestiniens et compte tenu de la complicité criminelle des principales puissances mondiales, qui auraient les moyens nécessaires pour arrêter l'agresseur, l'Union internationale des syndicats des travailleurs du bâtiment, du bois et de matériaux de construction UITBB, la Fédération Syndical Mondiale (FSM) et le Syndicat des Ecoliers, des Etudiants et des Apprenties (SISA Suisse) demandent de terminar tout rélation diplomatique, économique et sourtout militaire avec Israél.
Le Parti socialiste (PS) n'a pas voulu soutenir le référendum contre l'abaissement de 20 à 18 ans de l'âge de protection, à partir dequel est autorisé le travail nocturne et domenicale. L'Union Syndicale Suisse (USS) a pris la même décision. Le Syndicat Indépendant des Étudiants et des Apprentis (SISA) qu'il avait communiqué sa disponibilité pour collaborer avec les Jeunes Socialistes, les Jeunes Verts et la Jeunesse Syndicale Suisse contre ce projet se dit choqué de telle décision, qu'on ne peut définir que irresponsable. Pour notre syndicat la direction "socialiste" et les chefs du syndacalisme traditionnel ont encore une fois trahit les travailleurs et ont démontré de ne vouloir bouger un doigt en faveur des apprentis et de la precarietée qui augmente dans la vie des jeunes. L'hypothèse de lancer un référendum en solitaire n'est pas possible parce que nos forces militantes et financières ne sont pas suffisantes. Une bataille a été perdue: nous demandons aux jeunes actifs dans les Verts, dans Parti du Travail, en autres partis ou mouvements contraires à l'aggravation continue des conditions de apprentissage et de travail de donner une épreuve de la plus grande unité pour contraster cette dérive libérale et contre la jeunesse de la societé !
Nous sommes membres de la Coordination nationale Non le 21
mai (http://www.21mai.ch) et nous nous opposons à la modification des articles
de la Constitution qui concernent léducation en votation le 21 mai 2006
notamment pour les raisons suivantes :
1 - Non à un projet antidémocratique
La réforme proposée soustrait au contrôle démocratique du
peuple et des parlementaires des pans entiers de léducation et de la
formation. Concrètement, donner force obligatoire générale à des conventions intercantonales
oblige certains cantons à adhérer à ces conventions et prive le peuple, les
élus cantonaux et fédéraux de leur pouvoir démocratique.
2 - Non au financement public dinstitutions
privées
Ces modifications constitutionnelles ouvrent la porte à la
libéralisation du « marché » de léducation. En effet, celles-ci permettent le
financement public dinstitutions privées. Cette libéralisation est tout à fait
inacceptable notamment du point de vue de légalité des chances.
3 - Non au flou juridique
Les termes de « qualité » et de « perméabilité » seront
gravés dans la Constitution sans quaucune définition précise en soit donnée.
Nous nous inquiétons de linterprétation qui peut être faite de ces
termes.
4 - Non à la libéralisation de léducation
Ces modifications interviennent dans un climat de pression
quant à la libéralisation des services. En effet, la Suisse négocie
actuellement à lOMC lAccord général sur le Commerce des Services (AGCS) dans
lequel léducation est comprise.
5 - Non à la mainmise de léconomie sur
léducation
Les nouveaux articles constitutionnels permettent la mise
en place des réformes du « Paysage des hautes écoles 2008 ». Celles-ci
institutionnalisent la présence des milieux économiques au sein des instances
fédérales de décisions qui concernent les hautes écoles.
Nous ne nous opposons pas à lharmonisation des systèmes
éducatifs suisses mais bien à une réforme discriminante et antidémocratique qui
ne reconnaît toujours pas le droit à la formation.
Une des grèves les plus longues de lhistoire suisse,
celle qui a concerné les travailleurs de La Boillat de Reconvilier, est terminée.
Dun côté le médiateur désigné par le Conseil Fédéral pour trouver une solution
a de manière honteuse fait pression sur les ouvriers en menaçant de démissionner
et par là de bloquer les tractations dès lors que ces derniers auraient
poursuivi lagitation ; de lautre le syndicat UNIA a demandé à la maîtrise darrêter
la lutte parce que aurait été en jeu la crédibilité même du syndicat.
La crédibilité du syndicat ? Pour nous cest une phrase
incompréhensible parce que pour nous, le syndicat ce sont les travailleurs et
que dans un tous ensemble il ne peut pas y avoir de différences dintérêts.
Quand le syndicat est une chose et les travailleurs une autre, alors le
syndicat se réduit à nêtre rien dautre quun instrument entre les mains du
patronat.
La Première Internationale des Travailleurs avait un mot dordre
très clair : lEmancipation des travailleurs sera luvre des travailleurs
eux-mêmes ! Celui qui trahit cette maxime nest pas un syndicaliste. LUNIA –
comme le disait en 2004 un de ses dirigeants du Tessin – est une grande
entreprise qui coiffe le marché, qui peut licencier ses fonctionnaires, qui
peut surpayer ses dirigeants, qui peut abandonner les ouvriers en grève et
faire pression pour quils cessent de lutter.
Nous exprimons notre solidarité aux employés de la Boillat
de Reconvilier pour leur courage, mais nous ne nous pouvons pas nous dispenser
de témoigner du dégoût envers la façon dagir du prétendu syndicat UNIA.