

Le SISA est le syndicat des écoliers, des étudiants et des apprentis fondé au Tessin (Suisse Italienne) en 2003 comme mouvement de lutte de classe et de masse pour reconquérir une école vendue au capital. Des analyses materialiste et une méthode libertaire nous caractérisent. Avec plus de 200 membres en Tessin, le SISA s'étend maintenant même dans la Suisse romande.
Un nouveau mensuel (francophone), LE TEMPS DES CRISES, vient de sortir en Suisse (romande). Le titre révèle déjà un héritage culturel et politique, puisque ce nouveau journal fait référence à la chanson « Le temps des cerises », emblème de l’époque de la Commune de Paris qui fut une révolution qui symbolise les luttes populaires.
Il y eut plusieurs révolutions dans la France du XIXe siècle, l’Histoire nous apprend qu’elles ont été suivies de sanglantes répressions et qu’elles ont permis à certains secteurs de la société de tirer de grands avantages. Dans un ouvrage qui analyse la révolution de 1848, Karl Marx fait référence à un banquier libéral nommé Laffitte qui laissa échapper ces mots lorsque le peuple fut battu : « Maintenant, le règne des banquiers va commencer. »
Aujourd’hui, suite à 160 ans de règne de la finance, le futur de la société prête à plusieurs interprétations. A la lecture de ce premier numéro, nous constatons que la rédaction du TEMPS DES CRISES « se propose d’amener une réflexion sur le futur d’un capitalisme peut-être en fin de course », qu’il convient « de noter le fait que bien avant l’ère néolibérale […] on retrouve régulièrement des crises dans l’histoire économique » et que « le dépassement du capitalisme commence dans le tiers-monde ».
Afin de mieux comprendre les objectifs du Comité de rédaction du TEMPS DES CRISES, un petit historique sur la rencontre de ses membres est nécessaire. En novembre 2007, un groupe d’étudiants universitaires se retrouve à Lausanne pour discuter de la constitution d’un syndicat étudiant de lutte.
Le débat tourne autour de la possibilité de mobiliser la communauté liée à l’enseignement contre l’influence croissante des entreprises sur les milieux académiques, contre la précarisation du personnel que ce soit par la sous-traitance ou par la péjoration des conditions de travail, pour proposer un modèle de partage des connaissances dénoué de la concurrence économique, pour contribuer aux modes d’enseignement et pour susciter le débat sur le rôle des ingénieurs et des professionnels dans la société.
Le lancement d’un nouveau syndicat s’est rapidement heurté aux questions pratiques : Faut-il fonder un syndicat lorsque sa base ne se mobilise pas ? Quel sera la dynamique de ce nouveau syndicat ? Faut-il finalement militer dans les syndicats étudiants déjà existants ? Ces questions n’ont pas réuni des réponses unanimes. Le dénominateur commun sembla être la nécessité d’agir sur les consciences à travers des discussions, des conférences, un journal.
Finalement dès novembre 2008, Leonardo Schmid, Wolfgang Buck et Esteban Munoz constituent un comité de rédaction pour diffuser un journal mensuel qui ne se limite pas au débat universitaire mais qui se dirige à l’ensemble des femmes et des hommes vivant en Suisse. Wolfgang Buck reconnaît que le Comité de rédaction « partage l’analyse de Karl Marx sur la société et ses conséquences ». Il ajoute aussi que « la tâche principale du TEMPS DES CRISES est d’être accessible à la population » et qu’à cette fin « le lexique employé doit être simple et compréhensible ».
Bonne lecture !



| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||