Vendredi 10 novembre 2006
Du 1er au 3 novembre va se dérouler le congrès fondateur de la Confédération Syndicale Internationale, produit de la fusion entre la Confédération Mondiale du Travail et la Confédération Internationale des Syndicats Libres. Les militants expérimentés savent ce que peut représenter cette alliance de la CMT et de la CISL. La CMT, aujourd'hui moribonde, fut au début des années 20 une création du Vaticane pour diviser le mouvement ouvrier face au mouvement communiste et à l’Internationale Syndicale Rouge. La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a quant à elle été créée en 1949 par la confédération étasunienne AFL-CIO avec les fonds, entre autres, de la CIA, dans le cadre de la guerre «froide» menée contre les pays socialistes et le mouvement ouvrier organisé au sein de la Fédération Syndicale Mondiale. Aujourd'hui, la CISL, dominée par le syndicalisme «réformiste» des pays riches, accompagne la politique de régression sociale des monopoles capitalistes et des institutions à leur service. Ses représentants pullulent dans les couloirs de l'Organisation Internationale du Travail à Genève où cette bureaucratie syndicale professe que «le défi consiste à créer un véritable dialogue mondial entre les syndicats et les entreprises, un partenariat social international». Or, la CSI approfondit cet héritage puisque son programme reprend mot pour mot le vocable des institutions officielles du capitalisme (FMI, Banque mondiale, OMC, Union européenne,…): «lutter pour la gouvernance démocratique de l’économie», «stratégies de capital humain», «accès au travail décent»… et impose sa vision aux syndicats adhérents : «Les organisations membres (…) ont la responsabilité de prendre en compte dans la formulation de leurs politiques les décisions du congrès et des organes directeurs de la confédération». Sinon, «le conseil général a le droit de suspendre et le congrès a le droit d'exclure toute organisation affiliée qu'ils jugent coupable d'infraction aux présents Statuts ou d'actions contraires aux intérêts de la confédération.» En ces temps de guerre sans merci contre les acquis sociaux et démocratiques et de résistances populaires croissantes sur tous les continents, la CSI représente ainsi à l’échelle mondiale, ce qu’est la CES (avec laquelle elle a des relations suivies) en Europe: cette nouvelle organisation bureaucratique, reconnue comme interlocutrice principale et choyée par le grand patronat et ses institutions, vise à dévoyer et à contenir les revendications des travailleurs dans les limites du système et des intérêts des grands groupes capitalistes, concurrents mais complices pour écraser les peuples. Il est à l'inverse vital de développer la coopération et l’unité internationales des travailleurs, mais sur des bases de classe, sauf à faire le jeu des monopoles capitalistes. Pour cela, dans les entreprises, dans nos syndicats, amplifions le combat pied à pied contre les tenants du syndicalisme d’accompagnement et pour la renaissance du syndicalisme de classe, en développant les liens avec l’Internationale Syndicale qui s’en réclame toujours, la Fédération Syndicale Mondiale, et qui vient de tenir un congrès porteur d’espoirs à La Havane. En Suisse USS (UNIA, VPOD, Comedia, etc.) et Travail.Suisse (SYNA, TRANSFAIR, OCST, etc.) adhèrent à la CSI. Par contre le SISA a décidé d'adhérer à la FSM avec tout le syndicalisme de lutte!
Par SISA Romandie
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Du 12 au 14 avril le SISA à participé au festival international des luttes étudiantes organisé par la Fédération Syndicale des `Etudiantes de France. Une délégation de trois camarades ont participé a nombreuses débats avec des étudiants provenant du monde entier. Ce festival a permis à une dizaine de délégations étudiantes du Bénin (Fédération Nationale des Etudiants du Bénin), d’Espagne (Eraldatu Front des étudiants), du Québec (Association pour une Solidarité syndicale Etudiante), de Palestine (Union Générale des Etudiants de Palestine), de la F
édération Syndicale Mondiale, d’Italie (Union Nationale des Comités de Base), de Suisse (Syndicat des Etudiants et Apprentis, Conférence Universitaire des associations Etudiantes), de Belgique (Etudiants de Gauche Actifs), de Cuba et du Royaume-Uni (Réseau « l’éducation n’est pas à vendre ») de pouvoir présenter la situation étudiante de leur pays à des dizaines d’étudiants des différentes universités, de débattre et de constituer un réseau international. Pour la première fois depuis plusieurs dizaines d’années, des représentants d’associations étudiantes d’Afrique, d’Europe et d’Amérique ont pu intervenir ensemble en France et nouer de profonds liens d’amitié nécessaires au développement, à la défense et à l’amélioration des systèmes éducatifs mondiaux. Nous avons aussi souscrit un appel à la création d'une fédération internationale étudiante que vous pouvez lier ci-desous.
APPEL POUR LA CONSTITUTION D'UNE FEDERATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS ETUDIANTS
L'éducation universelle est une grande conquête de l'humanité. Sa mission fondamentale est la transmission des connaissances et des cultures aux nouvelles générations, dans le but de leur offrir les instruments nécessaires pour affronter la vie sociale et spécialement le travail, dans lequel plus encore que dans le reste de la société subsistent des rapports de classe. Même si dans l'actuel système capitaliste cette tâche est subordonnée aux intérêts du capital privé, une telle conquête doit être défendue contre toute forme d’élitisme ou de démantèlement.
Nous sommes donc convaincus que sont nécessaires:
1. Une éducation publique, démocratique, gratuite, laïque qui valorise les expériences, les histoires et les cultures des peuples.
Nous revendiquons une école et une université publique, gratuite, scientifique, laïque et populaire qui réponde au droit inaliénable d'une libre construction des savoirs.
2. Unification du mouvement estudiantin combattif et de lutte au niveau national et international.
Nous voulons lutter contre la marchandisation imposée par la mondialisation des savoirs et promouvoir un mouvement estudiantin international qui ait comme objectif le renversement des valeurs qui aujourd'hui caractérisent l'école et l'université. En Europe il est nécessaire de travailler en dehors et en alternative à l’ESIB et l’OBESSU, organisations qui sont partie intégrante de la cogestion qui vise au démantèlement social.
3. Les étudiants, souvent déjà travailleurs, sont de futurs travailleurs.
Nous nous battons pour que soit garanti aux étudiants le droit aux études sans devoir se soumettre aux logiques de travail précaire comme condition de maintient aux études. En même temps nous dénonçons la propagation de la logique libérale actuelle fondée sur le chômage et la précarité, laquelle nie de plus en plus aux jeunes le droit à un travail les études terminées.
4. Pour une méthode de lutte, de classe, anti-impérialiste, combattive.
Dans la tradition du mouvement progressiste international, nous nous reconnaissons dans une méthode qui ait le courage de mettre en cause l'actuelle société dans le sens de la transformation sociale.
Pour toutes ces raisons nous lançons un appel à jeter les bases de la construction d'une Fédération Internationale des Syndicats Etudiants. Les organisations signataires: Syndicat Indépendant des Etudiants et des Apprentis (SISA, Suisse) Front des Etudiants (ERALDATU, Espagne) France, Dijon, le 14 avril 2007
NB : La Fédération Syndicale Etudiante (FSE, France) à participé à la rédaction du texte, mais elle n'avait pas de mandat pour signer l'appel.
Par SISA Romandie
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