UNIA trahit et lève les illusions !

Publié le par SISA Tessin

UNIA? "Une grande entreprise qui coiffe le marché" (R. Lepori)

 

Une des grèves les plus longues de l’histoire suisse, celle qui a concerné les travailleurs de La Boillat de Reconvilier, est terminée. D’un côté le médiateur désigné par le Conseil Fédéral pour trouver une solution a de manière honteuse fait pression sur les ouvriers en menaçant de démissionner et par là de bloquer les tractations dès lors que ces derniers auraient poursuivi l’agitation ; de l’autre le syndicat UNIA a demandé à la maîtrise d’arrêter la lutte parce que aurait été en jeu “la crédibilité même du syndicat”.

La crédibilité du syndicat ? Pour nous c’est une phrase incompréhensible parce que pour nous, le syndicat ce sont les travailleurs et que dans un tous ensemble il ne peut pas y avoir de différences d’intérêts. Quand le syndicat est une chose et les travailleurs une autre, alors le syndicat se réduit à n’être rien d’autre qu’un instrument entre les mains du patronat.

La Première Internationale des Travailleurs avait un mot d’ordre très clair : “l’Emancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes !” Celui qui trahit cette maxime n’est pas un syndicaliste. L’UNIA – comme le disait en 2004 un de ses dirigeants du Tessin – “est une grande entreprise qui coiffe le marché”, qui peut licencier ses fonctionnaires, qui peut surpayer ses dirigeants, qui peut abandonner les ouvriers en grève et faire pression pour qu’ils cessent de lutter.

Nous exprimons notre solidarité aux employés de la Boillat de Reconvilier pour leur courage, mais nous ne nous pouvons pas nous dispenser de témoigner du dégoût envers la façon d’agir du prétendu syndicat UNIA.

 

Le Comité central du SISA

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Publié dans Travailleurs

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